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J’aimerais essayer un shampoing solide mais…

Vous avez déjà entendu parler d’un shampoing solide… mieux vous en avez déjà vu, mais vous ne savez pas trop quoi en penser…

Alors, voici quelques éléments pour alimenter votre réflexion, et peut être même, vous aider à sauter le pas.

Tout d’abord, il faut gérer la transition. La clef du succès, c’est d’avoir envie d’essayer. La curiosité est votre meilleure amie. Ensuite, il faut avoir en tête que les cheveux sont routiniers, il est possible qu’un changement dans le mode de soin nécessite du temps d’adaptation, donc la patience est nécessaire.

Il faut aussi savoir qu’il existe plusieurs types de shampoings solides, ceux que je vous propose sont réalisés en saponification à froid. Quand on travaille en saponification à froid, à partir des huiles, l’ingrédient clef du savon shampoing est l’huile de ricin. C’est elle qui permet la bonne glisse du shampoing et son rinçage. Une fois ces éléments bien établis, il n’y a plus qu’à se lancer !

Un shampoing solide saponifié à froid s’utilise comme un savon. Il faut mouiller les cheveux puis faire mousser le savon sur le cuir chevelu. Bien passer sur tout le tour de la tête pour bien répartir. La mousse se forme lors du massage, au moment où vous passez le shampoing sur votre tête, la texture est davantage proche de celle d’une crème qui se dépose. Ensuite il faut masser en douceur le cuir chevelu. Il est très important de bien rincer. Vous pouvez faire un ou deux passages.

Si vous éprouvez le besoin d’un complément après le rinçage, il peut être agréable d’utiliser un vinaigre de rinçage.

Si malgré un bon rinçage et l’utilisation d’un vinaigre, vous trouvez encore vos cheveux différents de d’habitude, accordez vous une période d’essai sur la durée. Il ne serait pas forcément choquant d’avoir besoin de plusieurs essais avant de retrouver vos cheveux habituels. Ceci est lié au fait que les cheveux doivent s’habituer à un nouveau rituel de soin.

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La savonnerie derrière le rideau

Aimeriez vous savoir comment on travaille en saponification à froid ?

Je vous propose de venir visiter la savonnerie et assister à la réalisation d’un lot de savons. C’est l’occasion de partager un moment convivial après la visite autour d’un thé pour échanger à propos de la technique, du fonctionnement de la savonnerie, ou tout autre sujet qui pourrait vous intéresser.

Dans le contexte sanitaire un peu tendu dans lequel nous sommes pour une période encore indéterminée, et afin de protéger la santé de chacun, les modalités des visites seront les suivantes :
– Port du masque obligatoire
– 5 personnes maximum par visite
– Réservation obligatoire

Si les conditions sanitaires le permettent, les visites reprendront le dimanche 24 janvier, à partir de 15h. Si vous souhaitez en savoir plus, ou vous inscrire, je vous invite à me contacter dès maintenant.

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Vous avez dit surgras ?

C’est le mot retenu par tous en savonnerie : surgras ! Et pourtant, qu’est-ce que ça veut vraiment dire ?

On peut commencer par indiquer ce que ça n’est pas. Un savon surgras n’est pas un savon avec de l’huile d’amande douce ou du beurre de karité. Ce ne sont pas les huiles qui définissent le surgras.

Mais en fait c’est très simple de l’expliquer. Fabriquer un savon, cela consiste à associer une huile et une base (ici la soude, mais ça marche aussi avec la potasse).

Pour chaque huile utilisée dans le savon, on connait une propriété qui s’appelle l’indice de saponification. Cette information permet de dire combien il faut de soude ou de potasse pour transformer l’huile en savon.

Un savon devient surgras quand on met plus d’huile que ce qui va pouvoir être transformé. Il existe deux façons de procéder, elles sont équivalentes en terme de qualité, juste différentes dans le calcul.

La première manière consiste à réduire la quantité de soude. Par exemple, s’il faut 100 grammes de soude pour transformer l’huile, on peut en mettre seulement 90 grammes.

La deuxième méthode consiste à rajouter une huile pour laquelle on ne met pas de soude. Cette huile est ajoutée en fin de travail, et n’est presque pas touchée par la transformation.

Donc un savon surgras, c’est tout simplement un savon qui contient des huiles non transformées. On sait toujours en indiquer la proportion.

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La saponification à froid

Pour fabriquer un savon, on fait réagir un corps gras (acide) avec un alcali (basique). La saponification est une réaction chimique simple. Elle peut se faire soit avec de la soude, on obtient alors un savon solide, soit avec de la potasse, pour fabriquer un savon liquide.

Avec la soude, on peut obtenir la réaction à chaud (savons au chaudron) ou à froid.

Dans la méthode de production à froid, la réaction chimique peut avoir lieu sans chauffe des matières premières. Seuls les beurres sont amenés à la température de fusion qui est au maximum autour de 40 degrés. C’est une méthode peu énergivore et où le temps et la patience jouent un grand rôle.

Beurres de coco et de karité avant la fonte
Beurres de coco et de karité avant la fonte

La soude préalablement mélangée à l’eau, est alors ajoutée aux huiles et la réaction commence. Il est possible d’ajouter des compléments une fois que la plus grosse partie de la réaction a eu lieu. En général c’est le moment choisi pour ajouter des argiles, des huiles nobles, des huiles essentielles… Quelle que soit la recette choisie, les matières premières sont peu travaillées.

Saponification en cours
Saponification en cours

L’émulsion obtenue est versée dans les moules immédiatement. Il n’y a aucun retraitement autre, et de ce fait, la glycérine créée lors du processus de saponification reste dans le savon.

Savon dans son moule
Savon dans son moule

Après le démoulage et la découpe, les savons sont mis en cure pendant 4 semaines. C’est le temps nécessaire au durcissement des savons et à la destruction complète de la soude. C’est un procédé naturel, très respectueux de l’environnement.

Savon découpé
Savon découpé

Je réalise tous mes savons uniquement en saponification à froid.